Actualité La Baule

Ouest France

lundi 16 mars 2009

Turbulences sur le projet éolien de la Banche

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Le conseil de développement de Cap Atlantique a rendu son expertise sur les énergies nouvelles. Il encourage le photovoltaïque au détriment de l'éolien en mer. Un avis circonstancié.

Le conseil de développement de Cap Atlantique a rendu son expertise sur les énergies nouvelles. Il encourage le photovoltaïque au détriment de l'éolien en mer. Un avis circonstancié.


Projet d'éoliennes.
Cap Atlantique est confronté à une demande d'installation de douze éoliennes sur le plateau de la Banche. Le conseil de développement met en garde le risque « d'incidences sur le plan archéologique (épaves), sur la pêche professionnelle et la plaisance. »

L'aspect culturel et touristique peut également « être affecté » par ces constructions sur un espace sensible. Elles créent « une nuisance visuelle importante » pour les riverains côtiers, sans pour autant assurer « de retombées nouvelles et durables sur le tourisme et l'emploi ».

En conclusion, le conseil estime que ce parc éolien présente « peu d'intérêts » financierspour Cap Atlantique. C'est le seul projet éolien off shore en France. Ceux des îles de Ré et de Noirmoutier ont été abandonnés. « La question sur la rentabilité de telles installations reste posée. »



Énergies renouvelables. En 2011 notre agglomération doit fournir, suivant la demande du Grenelle de l'environnement, un plan d'énergie basé sur la diminution des dépenses. Notre territoire doit « favoriser l'isolation et la valorisation » du bâti existant. Le bâti futur doit tendre vers les normes « haute qualité environnementale ».

« C'est possible, estime le conseil de développement, par la production d'énergies renouvelables en utilisant des techniques éprouvées. » Et de citer les installations photovoltaïques sur le bâti ancien et le nouveau. L'utilisation de techniques nouvelles doit être encouragée. « Un projet d'ampleur permettrait de véhiculer une bonne image de marque. »

« Hélas, regrette le président du conseil, Jean Rigaudeau, le photovoltaïque est mal perçu par les architectes en presqu'île. Il faudra qu'ils acceptent cette nouvelle donne. »



Cohérence territoriale. Pour finaliser la notion future de Scot, Cap Atlantique « doit intégrer le plan de cohérence énergétique national, régional et départemental ». Et prendre en compte les suggestions « culturelles et architecturales ».



Plan d'aménagement et de développement durable. Il semblait acquis que la population réelle et permanente de Cap Atlantique « était de 130 000 habitants. » L'Insee en a comptabilisé 70 000, « ce qui ne reflète pas la réalité. » Le Scot devra tenir compte de la population réelle,avec des pointes à 300 000 habitants l'été.

Le conseil a souligné « l'insuffisance d'interaction avec nos voisins » départementaux et régionaux. En termes de transport, de santé et de chalandise, « notamment avec la Carene, notre partenaire incontournable. »

Les voies de communication et de transport ne tiennent pas compte de la réalité des déplacements. « Elles semblent ignorer le nord-ouest de l'agglomération. » La volonté d'agglomération et de communauté de communes « ne transpire pas » dans le plan d'aménagement.

Michel GODIN.

Céline LERAY.    Ouest-France

La lecture de ces compte-rendus est claire : on ne demande même plus l'avis des Pouliguennais sur le projet d'éoliennes au le plateau de la Banche qui les concerne au premier chef. Le Pouliguen ne compte plus, et l'opinion du maire (au fait quel est-il?) n'est même pas sollicité. Quant aux réunions de quartiers, et à l'avis de nos concitoyens .... Bref, Le Pouliguen n'a même plus voix au chapitre, et, si le projet se fait, aura les inconvénients sans même les compensations financières.
Comment a-t-on pu en arriver là?

 • Presse Océan
 • Echo de la presqu'île
 • Echo : le point de vue de Christian Gérondeau