La commune du Pouliguen est née en 1854 de la réunion de 2 villages dépendants de Batz sur mer : Penchâteau et Le Pouliguen. Position stratégique dès l'antiquité, Penchâteau conserve des vestiges de l'époque romaine ("le camp gaulois") et ce secteur se développa en premier dès le moyen-âge autour d'un port et de sa chapelle. Les activités maritimes se déplacèrent progressivement au village du Pouliguen au cours des XVe-XVIe siècles avec le commerce du sel. La chapelle St-Nicolas est construite en 1626 à l'emplacement des halles actuelles, et au XVIIe siècle la pêche à Terre-Neuve complète la navigation de commerce. Le frère du roi Louis XIII Gaston d'Orléans visite la cité par 2 fois, et assiste en 1635 au lancement d'un bateau de pêche construit dans les chantiers navals locaux. Le XVIIIe siècle est une période de récession : la pêche lointaine est abandonnée et seule subsiste une flotte de commerce dont les armateurs sont croisicais. Il faudra attendre le XIXe avec la pêche à la sardine, l'arrivée du chemin de fer, l'amélioration des communications et , bien sûr, l'épopée des bains de mer pour que Le Pouliguen connaisse un véritable essor.
Le tourisme en presqu'île se développe dès 1820, d'abord au Croisic (qui compte 2000 habitants), mais très vite Le Pouliguen séduit les estivants que gênent les mondanités. De 500 habitants en 1820, la population passe à 800 en 1850. Faute de résidences secondaires ou d'hôtels, les touristes logent chez l'habitant.
Trois personnalités marquent la 2nde moitié du siècle: Jules Benoit, industriel à qui on doit "la fabrique de sel" et qui sera le premier maire de la ville, le comte d'Esgrigny, ami de Lamartine, fondateur de la société des régates, second maire, et Jules Sandeau, auteur de "La Roche aux Mouettes" et premier mari de George Sand qui lui doit son pseudonyme. Peu à peu, on construit sur la dune, et bientôt la route qui mène à Penchâteau sera bordée de villas. Les deux anciens villages sont désormais reliés et ne font plus qu'un. Le Pouliguen est alors à son apogée et se développera de l'autre côté de l'étier, dans le quartier Benoit dont les propriétaires se considèrent comme des Pouliguennais à part entière: Escoublac est loin, et La Baule n'aura véritablement d'identité qu'au début du XXe siècle
Le repeuplement du bois (1900-1901), la reconstruction des baraques foraines de la promenade "en dur" (vers 1925) et la constructions de nouvelles villas donneront peu à peu à notre cité l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui.
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