| Les infos |
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| Deux articles publiés sur ce site, l'un écrit dés juin 2009 et l'autre en mars 2010 expliquaient pourquoi la ZAC des Portes Korriganes prenait une mauvaise direction et ce que nous pressentions est arrivé : d'échecs en erreurs, d'erreurs en entêtements, ce beau projet est aujourd'hui quasiment "planté". Ce nous proposions dès le départ? Construire le plus vite possible 10 ou 20 logements pour "amorcer la pompe", puis gérer les extensions une par une. Une première phase, exclusivement destinée au logement social pour nos jeunes, est plus difficilement attaquable qu'un projet global, confié à un aménageur qui assurerait l'équilibre financier de TOUT le dossier (hôtel, aménagement et logement). Nous avions cette divergence fondamentale avec la majorité actuelle : elle voulait faire une réalisation emblématique, avec un aménageur/promoteur qui intégrerait jusqu'au centre culturel/Salle des fêtes dans sa réalisation, tandis que nous souhaitions faire pas à pas, en gardant la maitrise de l'ensemble. Un hôtel et des logements sociaux, ce n'est pas le même métier, et surtout, la construction des logements devait être étalée dans le temps car ce sont les derniers terrains possibles en centre-ville. Il fallait répondre au besoin des jeunes Pouliguennais actuels (20 ou 30 logements de suite), mais aussi réserver des espaces pour la génération à venir, celle des 18-25 ans d'aujourd'hui qui seront demandeurs dans 4-5 ans. Tous ceci, nous l'avons dit et répété sans être écoutés. Il nous fut même répondu que réaliser la ZAC par tranches sans passer par un aménageur unique n'était pas possible, voire illégal (sic) et que nous n'y connaissions rien. Or, c'est aujourd'hui ce qui est préconisé par la majorité, mais trop tard et après avoir dépensé pour rien des sommes énormes en études, appels d'offres, procédures, conseils ... qu'il faut recommencer. Mensonge La révision simplifiée du PLU a été adoptée en décembre 2009. Puis, plus rien, le projet a été stoppé car la délibération a été attaquée par 4 associations, comme nous l'avions pressenti quand il s'agit d'un projet global : c'est pratiquement le cas de TOUS les aménagements de grande ampleur! Mais nous avions tord puisqu'un petit projet aurait été attaqué de la même façon (dixit le Maire)! Ben voyons : rappelons que l'équipe précédente avait mené à bout la création de la ZAC, avec passage en commission des sites, sans qu'il n'y ait de recours devant les tribunaux. Le Maire nous a informé de la décision prise d'annuler la révision car la procédure risquait d'être longue et qu'il valait mieux composer avec les opposants au projet plutot que d'attendre 3 ou 4 ans et ne rien faire. lLa notion d'éco-quartier (cela ne change rien au projet si ce n'est l'"habillage-communication") allait dans ce sens pour "amadouer" ceux qui avaient fait un recours. Il n'était à ce moment là aucunement question de Xynthia et la présentation qui est faite aujourd'hui de cette décision n'est pas intellectuellemnt honnête, et ne tient pas la route. De plus, la municipalité a tout faux : les recours ne s'arrêteront pas, les opposants au projet, forts d'une première reculade, seront de plus en plus exigeants, et la procédure d'annulation de la révision simplifiée va prendre - si elle aboutit - une bonne partie de l'année 2011. Et quelle crédibilité à expliquer en 2009 que cette révision simplifiée était une bonne chose pour Le Pouliguen, et que l'annuler en 2011 (c'est à dire revenir en 2008) est encore mieux pour notre ville? On marche sur la tête. Autre mensonge La directive Xynthia est une note préfectorale, pas une loi, qui suspend dans l'urgence la constructibilité de certains terrains dans l'attente d'études plus poussées sur les risques d'inondation (rédaction et validation d'un PPRI, Plan de Prévention des Risques d'Inondation). Certaines parcelles constructibles ne peuvent plus être construites dans l'immédiat, mais ce n'est pas une raison pour les rendre définitivement inconstructibles : seules les études ultérieures permettront de décider. Or, une étude sur les risques d'inondation du secteur des Bôles de Goustan avait été diligentée en 1994 (pour un projet antérieur) et avait aboutit à la conclusion que ce terrain serait inondé après que La BAULE soit quasiment entièrement submergée. Il n'y a d'ailleurs eu aucune inondation sur ces parcelles lors de la tempête Xynthia : c'est ce qu' d'ailleurs affirmé Mr DAVID, adjoint à l'urbanisme (voir déclaration) Il n'est certes pas question de faire prendre des risques à la population mais d'attendre (pour les parcelles concernées) le résultat des études, et d'avancer de suite là où c'est possible compte-tenu de l'altimétrie. La tempête Xynthia datant du 28 février, et la directive du 3 août, qui peut croire qu'en quelques mois une cartographie définitive et affinée des zones inondables à risque a pu être établie pour tout le littoral atlantique? |
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Incohérence Les conséquences de ladirective Xynthia ne se limitent pas au Pouliguen à la seule ZAC des Portes Korriganes. D'autres secteurs sont plus concernés encore. Si le Maire restait dans sa logique de légiférer dans l'urgence, pourquoi réviser le PLU pour la seule ZAC et pas pour l'ensemble des zonages concernés par une altimétrie trop faible? Bizarre. Mensonge encore La directive du 3 Août n'est pas tombée du ciel : Mr LAINE ne pouvait ignorer qu'elle était en préparation. Or le 30 juillet, il a fait voter au Conseil l'achat amiable (pour 280 000€) de la propriété "DESCAMP" ( il n'y avait pas d'autre acheteur) sur une parcelle partiellement affectée par la directive Xynthia : la belle affaire ! Ce jour là, Mr DAVID affirmait : "Quel que soit l'avenir de la révision du POS, on peut remarquer que ce terrain est situé bien au delà de la bande des 100 m de littoral. Je ne vois pas ce qui nous empêcherait de faire un projet quelconque sur cet emplacement". Si le projet, c'est aujourd'hui de planter des arbres, cela fait cher le platane. |
![]() La maison DESCAMP, entre la gare et le pont |