La tempête de dimanche dernier a donné du grain à moudre au Collectif pour la protection des sites et de l'environnement du Pouliguen. Ce dernier, qui a récemment déposé quatre recours de ses associations membres contre la délibération de la commune concernant la création de la zone d'activité concertée des Portes Korriganes, a le sentiment de voir ses inquiétudes sur le projet des Portes Korriganes justifiées. Parmi leurs arguments principaux :
« les risques pris par la commune en autorisant des constructions en zones inondables (dossier départemental des risques majeurs de 44-2008) ».Pour le collectif :
« Si certains doutaient encore de la possibilité d'inondations sur ces terrains, les derniers évènements météorologiques du week-end ont démontré la dure réalité des menaces qui pèsent sur de futures constructions programmées sur ce site et la grave responsabilité prise par le maire et ses conseillers s'ils persistent dans leurs erreurs et leurs projets ».
De l'eau de pluie
A la mairie, on a une tout autre opinion de ce qui s'est passé. « Le périmètre entier des Portes Korriganes n'a pas été touché. L'eau sur les Bôles de Goustan était de l'eau de pluie », affirme Philippe David, maire-adjoint à l'urbanisme. Et l'élu de rappeler que ce secteur n'est pas classé en zone inondable dans le plan d'occupation des sols de la ville, « et dans le dossier départemental des risques majeurs, toute la Presqu'île est inondable ! »
La photo qui accompagne ce texte a été prise dimanche dernier vers 14 h. Objectivement, il faut admettre que si on appelle ça une inondation, elle est cent fois moins spectaculaire que celle que connaissaient au même moment le parking Lebon et ses alentours, alors que les Bôles de Goustan sont les rives de l'étier.
M.C.
Presse-Océan